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	<title>La rédaction, Author at</title>
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	<title>La rédaction, Author at</title>
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		<title>L&#8217;Intelligence artificielle, la FinTech et la finance inclusive au centre des enjeux du SIPEN-UEMOA 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[FinTech]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Burkina Faso confirme son ambition de devenir un acteur majeur de la transformation numérique en Afrique de</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Burkina Faso confirme son ambition de devenir un acteur majeur de la transformation numérique en Afrique de l&rsquo;Ouest. Quelques jours après la validation de sa feuille de route nationale sur l&rsquo;Intelligence Artificielle (IA) pour la période 2026-2030, le pays accueille les préparatifs du SIPEN-UEMOA 2026, un rendez-vous régional consacré aux innovations numériques.</p>



<p>La conférence de presse officielle de l&rsquo;événement se tient actuellement au Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. Cette rencontre marque le coup d&rsquo;envoi d&rsquo;un forum qui réunira les principaux acteurs de l&rsquo;écosystème numérique de l&rsquo;espace UEMOA.</p>



<p>Placée sous le thème de l&rsquo;Intelligence Artificielle, de la FinTech et de la finance inclusive, cette édition met en lumière le rôle grandissant de ces technologies dans la modernisation des services financiers, l&rsquo;accélération de l&rsquo;innovation et le renforcement de la souveraineté numérique des États.</p>



<p>Les 14 et 15 juillet 2026, Ouagadougou accueillera des experts, des décideurs publics, des entreprises, des startups ainsi que des partenaires institutionnels venus échanger sur les solutions susceptibles de favoriser une croissance numérique plus inclusive au sein de l&rsquo;Union.</p>



<p>À travers cette rencontre, les organisateurs ambitionnent de faire émerger des pistes d&rsquo;action concrètes pour accompagner les pays de l&rsquo;UEMOA dans leur transition numérique et tirer pleinement parti des opportunités offertes par l&rsquo;Intelligence Artificielle et les technologies financières.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>L’Université COMSATS d’Islamabad au Pakistan offre des bourses en IA et des nouvelles technologies aux étudiants togolais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé de la mise à disposition de</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé de la mise à disposition de bourses d’études proposées par l’Université COMSATS d’Islamabad, au Pakistan, pour l’année universitaire 2026-2027.</p>



<p>Ce programme s’adresse aux citoyens des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), parmi lesquels figure le Togo. Les financements concernent des formations de niveau master et doctorat spécialisées en intelligence artificielle et dans les technologies de nouvelle génération.</p>



<p>Alors que l’intelligence artificielle occupe une place de plus en plus importante dans de nombreux secteurs d’activité, cette initiative offre aux étudiants togolais la possibilité d’acquérir des connaissances avancées dans des disciplines recherchées telles que le machine learning, le traitement et l’exploitation des données, les systèmes automatisés ainsi que les innovations numériques.</p>



<p>Considérée comme l’une des institutions de référence au Pakistan dans les domaines scientifiques, technologiques et de l’ingénierie, l’Université COMSATS souhaite, à travers ce programme, favoriser le développement des compétences des jeunes dans les filières liées à l’innovation, à la recherche et à la transformation numérique.</p>



<p>Les personnes intéressées peuvent déposer leur candidature en ligne sur la plateforme dédiée de l’université. La date limite de soumission des dossiers est fixée à la fin du mois de juin 2026.</p>



<p>Pour obtenir davantage de renseignements, les candidats peuvent joindre le bureau des admissions internationales de l’université à l’adresse électronique suivante : <a href="mailto:int.admissions@comsats.edu.pk">int.admissions@comsats.edu.pk</a>.</p>
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		<item>
		<title>Wave Mobile Money met en avant l’inclusion financière des jeunes lors du Business Brunch de la Basketball Africa League (BAL) à Kigali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 10:49:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[FinTech]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion des Finales de la Basketball Africa League (BAL) à Kigali, Wave Mobile Money a renouvelé son</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>À l’occasion des Finales de la Basketball Africa League (BAL) à Kigali, Wave Mobile Money a renouvelé son engagement en faveur de la jeunesse, de l’innovation numérique et de l’inclusion financière lors du Business Brunch de la BAL. Placée sous le thème « Jeunesse, Innovation et Inclusion Financière : Construire la Prochaine Génération de Leaders Africains », cette rencontre a réuni des décideurs issus du sport, de la finance, de la technologie, de l’investissement et des politiques publiques.</p>



<p>L’objectif était d’examiner comment une infrastructure numérique accessible et inclusive peut contribuer à créer davantage d’opportunités pour les jeunes Africains. L’événement a également permis à Wave de mettre en avant sa mission d’inclusion financière au sein de l’un des plus grands rendez-vous sportifs et culturels du continent.</p>



<p>Organisé dans la continuité de l’Africa CEO Forum, le Business Brunch a confirmé le rôle de Kigali comme plateforme de réflexion sur la croissance, l’innovation et le leadership africain. Pour Wave, cette initiative a également illustré les liens croissants entre culture jeunesse, entrepreneuriat, finance numérique et inclusion économique.</p>



<p>Le panel a réuni plusieurs personnalités influentes, notamment Amadou Gallo Fall, président de la BAL, Coura Tine Sène, directrice régionale et responsable des affaires publiques de Wave Mobile Money, Dr Diane Karusisi, PDG de la Banque de Kigali, ainsi qu’Yves Iradukunda, ministre d’État chargé des TIC et de l’Innovation du Rwanda. Les échanges ont porté sur la manière dont les plateformes culturelles, les infrastructures financières, les investissements institutionnels et les politiques publiques peuvent soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et favoriser une croissance inclusive.</p>



<p>Wave a notamment souligné l’importance de proposer des services financiers simples, fiables et abordables afin d’accompagner les ambitions d’une jeunesse africaine de plus en plus entreprenante. Qu’il s’agisse de créateurs de contenu, d’entrepreneurs, d’athlètes ou de porteurs de projets, l’accès à des outils financiers adaptés constitue un levier essentiel de développement.</p>



<p>« Partout en Afrique, la nouvelle génération crée ses propres opportunités, développe ses entreprises et participe à la transformation économique du continent. Notre mission est de rendre les services financiers suffisamment accessibles pour soutenir cette dynamique au quotidien », a déclaré Coura Tine Sène. Elle a également souligné que le partenariat entre Wave et la BAL permet de rapprocher inclusion financière, entrepreneuriat, culture et ambition des jeunes.</p>



<p>Au-delà de sa visibilité de marque, Wave affirme ainsi sa volonté de contribuer aux réflexions stratégiques qui façonnent l’avenir économique de l’Afrique. L’entreprise entend favoriser une participation économique plus large, au bénéfice des étudiants, travailleurs du secteur informel, entrepreneurs, créateurs et jeunes talents.</p>



<p>Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’une collaboration renforcée entre pouvoirs publics, acteurs financiers, entreprises privées et plateformes culturelles. Dans un contexte de croissance rapide de l’économie numérique africaine, une inclusion durable passe par des passerelles entre innovation, accès aux services et besoins concrets des populations.</p>



<p>À travers son implication dans le basketball et les initiatives dédiées à la jeunesse, Wave considère le sport comme un vecteur stratégique de proximité et d’impact. Cette approche lui permet d’ancrer sa mission au cœur des espaces où les jeunes Africains apprennent, créent, entreprennent et construisent leur avenir.</p>



<p>Pour l’entreprise, l’inclusion financière va bien au-delà de l’accès à un compte ou à un moyen de paiement. Elle consiste à intégrer des solutions simples, fiables et accessibles dans le quotidien des populations afin de soutenir leurs projets, leurs activités et leurs aspirations.</p>



<p>En participant à cette rencontre de haut niveau, Wave Mobile Money a réaffirmé son ambition de renforcer les liens entre sport, culture, innovation et inclusion économique, avec l’objectif de générer un impact concret auprès des communautés africaines.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Togo : la SIN ouvre une nouvelle phase du cloud local avec ST DIGITAL</title>
		<link>https://magazineafriqueit.com/togo-la-sin-ouvre-une-nouvelle-phase-du-cloud-local-avec-st-digital/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 13:43:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Société d’Infrastructures Numériques (SIN) et ST DIGITAL ont conclu, mardi 26 mai 2026 à Lomé, un partenariat</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La Société d’Infrastructures Numériques (SIN) et ST DIGITAL ont conclu, mardi 26 mai 2026 à Lomé, un partenariat stratégique visant à déployer une offre de services de cloud privé au sein du Lomé Data Centre (LDC). Cette initiative ambitionne de renforcer la souveraineté numérique du Togo et de stimuler le développement des services digitaux locaux.</p>



<p>L’accord a été signé par Attia Byll, directrice générale de la SIN, et Justine Adebiyi, directrice générale de ST DIGITAL Togo. À travers cette collaboration, les deux acteurs souhaitent mutualiser leurs expertises afin de proposer des solutions numériques sécurisées et accessibles aux entreprises togolaises.</p>



<p>Gestionnaire du Lomé Data Centre, la SIN exploite une infrastructure certifiée Tier III par l’Uptime Institute, avec un taux de disponibilité de 99,982 %. De son côté, ST DIGITAL est spécialisée dans les solutions de cloud souverain, l’intelligence artificielle et l’ingénierie logicielle en Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Le partenariat prévoit notamment l’hébergement et le traitement des données des entreprises directement sur le territoire togolais. Une approche qui vise à réduire la dépendance vis-à-vis des infrastructures étrangères tout en garantissant une meilleure maîtrise des données stratégiques.</p>



<p>La coopération portera également sur la mise à disposition de services cloud et d’intelligence artificielle à des coûts compétitifs, ainsi que sur le développement des compétences locales grâce à des programmes de formation continue.</p>



<p>À travers cette initiative, les deux structures affichent leur volonté de faire du Lomé Data Centre un hub numérique de référence en Afrique de l’Ouest. L’objectif est aussi de renforcer l’attractivité du Togo pour les entreprises et de soutenir l’émergence d’un écosystème digital national plus dynamique.</p>



<p>Selon Attia Byll, cette collaboration permettra de démocratiser l’accès aux services numériques de qualité. Elle souligne que les offres proposées seront adaptées aussi bien aux besoins des grandes entreprises qu’à ceux des petites structures disposant de moyens plus limités.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" width="602" height="401"  alt="" class="wp-image-996"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://magazineafriqueit.com/wp-content/uploads/2026/05/image-4.png" srcset="https://magazineafriqueit.com/wp-content/uploads/2026/05/image-4.png 602w, https://magazineafriqueit.com/wp-content/uploads/2026/05/image-4-300x200.png 300w" sizes="(max-width: 602px) 100vw, 602px" /></figure>



<p>« Notre partenariat avec ST DIGITAL vise à permettre à toute entreprise ou particulier qui ne peut pas louer une baie entière ou une demi-baie pour l’hébergement de ses données d’accéder malgré tout à une solution adaptée et abordable », a-t-elle expliqué.</p>



<p>Pour Justine Adebiyi, cet accord va au-delà d’un simple partenariat commercial. Elle estime qu’il contribuera à positionner le Togo comme un modèle régional en matière de transformation digitale et de souveraineté des données.</p>



<p>Présente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, ST DIGITAL développe des solutions dédiées à la transformation numérique, à l’optimisation des processus opérationnels et aux infrastructures cloud de nouvelle génération.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Cybersécurité, IA et données : l’Afrique fixe sa feuille de route numérique jusqu’en 2030</title>
		<link>https://magazineafriqueit.com/cybersecurite-ia-et-donnees-lafrique-fixe-sa-feuille-de-route-numerique-jusquen-2030/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 11:59:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la transformation numérique s’accélère sur le continent, les autorités africaines chargées de la protection des données</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Alors que la transformation numérique s’accélère sur le continent, les autorités africaines chargées de la protection des données personnelles souhaitent harmoniser davantage les règles encadrant l’écosystème numérique. Réunis cette semaine à Abidjan à l’occasion de la 9ᵉ conférence du Réseau Africain des Autorités de Protection des Données Personnelles (RAPDP), les représentants de 24 pays ont adopté une nouvelle feuille de route pour la période 2026-2030.</p>



<p>Organisée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), cette rencontre avait pour objectif d’élaborer une vision commune sur plusieurs enjeux majeurs, notamment la gouvernance des données personnelles, la cybersécurité ainsi que la régulation des technologies émergentes, à l’image de l’intelligence artificielle.</p>



<p>Au terme des travaux, les participants ont adopté une déclaration invitant les États africains à considérer la protection des données comme un pilier stratégique de la souveraineté numérique. Les régulateurs estiment que cette question dépasse désormais le simple cadre administratif ou juridique et doit être intégrée aux priorités de développement numérique du continent.</p>



<p>Parmi les principales recommandations figurent le renforcement des capacités des autorités nationales de protection des données, l’amélioration de la coopération entre les pays africains ainsi que la mise en place d’exigences de conformité plus rigoureuses pour les administrations publiques et les entreprises.</p>



<p>Les échanges ont également mis en avant la nécessité de moderniser les cadres réglementaires afin de répondre à l’essor des services financiers numériques, de la biométrie, des plateformes internationales et des applications liées à l’intelligence artificielle.</p>



<p>Cette démarche intervient dans un contexte où de nombreux pays africains accélèrent leur transition numérique à travers le développement de services d’e-gouvernement, de solutions de paiement électronique et de systèmes d’identité numérique. Toutefois, cette évolution rapide s’accompagne de nouveaux défis, notamment l’augmentation des cyberattaques, les risques liés à l’utilisation abusive des données personnelles et la dépendance croissante envers certaines plateformes technologiques étrangères.</p>



<p>Au-delà des questions de régulation, les États africains cherchent également à sécuriser la croissance de l’économie numérique du continent. Selon les estimations de la ZLECAf, celle-ci pourrait atteindre 721 milliards de dollars d’ici 2050 si les investissements et les initiatives de digitalisation se poursuivent à grande échelle.</p>



<p>Dans cette perspective, les autorités de protection des données considèrent désormais la confiance numérique et la sécurisation des informations personnelles comme des leviers indispensables au développement du commerce électronique, des services financiers digitaux et des plateformes publiques numériques en Afrique.</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Togo : DoctaMob mise sur le numérique pour faciliter l’accès aux services de santé</title>
		<link>https://magazineafriqueit.com/togo-doctamob-mise-sur-le-numerique-pour-faciliter-lacces-aux-services-de-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 14:21:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Togo, une jeune pousse technologique entend transformer l’accès aux soins grâce à une plateforme numérique regroupant plusieurs</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au Togo, une jeune pousse technologique entend transformer l’accès aux soins grâce à une plateforme numérique regroupant plusieurs services médicaux au sein d’une seule application.</p>



<p>Baptisée DoctaMob, cette solution d’e-santé récemment lancée à Lomé se présente comme une super-application inspirée de références internationales telles que Doctolib, tout en étant pensée pour répondre aux besoins spécifiques du contexte local.</p>



<p>Accessible sur Android et iOS, l’application permet aux utilisateurs de prendre rendez-vous avec des professionnels de santé, de repérer des structures médicales à proximité, de consulter la liste des pharmacies de garde ou encore de solliciter une ambulance et des services de soins à domicile. Elle propose également des fonctionnalités de téléassistance ainsi que des conseils médicaux à distance.</p>



<p>L’objectif principal de DoctaMob est de numériser le parcours des patients afin de rendre les services de santé plus accessibles. La plateforme ambitionne notamment de réduire les difficultés liées aux délais d’obtention de consultations, au manque d’informations centralisées et aux contraintes de déplacement auxquelles sont confrontés de nombreux patients.</p>



<p>La question de la fiabilité des services occupe également une place importante dans le projet. Selon les promoteurs de la plateforme, les professionnels de santé doivent fournir des documents justificatifs et passer par un processus de vérification avant que leur profil ne soit validé. Médecins, infirmiers, pharmaciens et autres praticiens sont ainsi référencés après contrôle, dans le but de limiter les risques de faux profils et de prestations non certifiées.</p>



<p>Cette initiative s’inscrit dans la dynamique croissante des solutions healthtech en Afrique de l’Ouest. À l’image de Rivia au Ghana, ASKcare au Sénégal ou encore Kénèya Koura au Mali, plusieurs start-up de la région exploitent aujourd’hui les opportunités offertes par la généralisation des smartphones, du mobile money et des usages numériques pour améliorer l’accès aux soins à travers la téléconsultation, la géolocalisation médicale et la digitalisation des services de santé.</p>



<p>Au-delà du marché togolais, DoctaMob nourrit des ambitions d’expansion à l’échelle régionale. Ses concepteurs envisagent un déploiement progressif dans d’autres pays africains confrontés à des défis similaires en matière d’accès aux soins et de coordination des services médicaux.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Togo et la Pologne lancent Africa Drone Company</title>
		<link>https://magazineafriqueit.com/le-togo-et-la-pologne-lancent-africa-drone-company/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 14:32:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Togo et la Pologne consolident leur partenariat dans les domaines du numérique et de l’innovation. À l’occasion</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Togo et la Pologne consolident leur partenariat dans les domaines du numérique et de l’innovation. À l’occasion d’une visite officielle à Lomé, Krzysztof Gawkowski, Vice-Premier ministre et ministre du Numérique de la République de Pologne, a participé à la signature d’un accord de financement marquant le lancement d’Africa Drone Company.</p>



<p>Porté par Cyber Defense Africa, ce projet vise à développer au Togo une expertise locale autour de la conception, de l’assemblage et du déploiement de drones. Ces technologies trouveront des applications dans plusieurs secteurs clés, notamment la sécurité, l’agriculture, la logistique, l’industrie ainsi que la surveillance des infrastructures sensibles.</p>



<p>Dotée d’un financement de 24 millions d’euros, mobilisé par la banque publique polonaise BGK dans le cadre de l’initiative Global Gateway de l’Union européenne, cette initiative s’inscrit dans la stratégie du Togo visant à renforcer ses capacités technologiques. Elle ambitionne également de favoriser le transfert de compétences et de soutenir l’émergence d’un savoir-faire national dans des domaines à forte valeur ajoutée.</p>



<p>À travers cette coopération, le Ministère de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique réaffirme sa volonté d’accélérer la transformation digitale du pays, en misant sur la souveraineté technologique, le développement des compétences locales et la mise en place d’infrastructures durables, adaptées aux enjeux de demain.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Internet fixe au Togo : YAS Togo s’impose en tête du classement 2025 de la qualité d’expérience et devance Canalbox</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 12:31:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2025, YAS Togo s’impose comme le leader de l’internet fixe par fibre (FTH) en matière de qualité</p>
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<p>En 2025, YAS Togo s’impose comme le leader de l’internet fixe par fibre (FTH) en matière de qualité d’expérience (QoE), dépassant Canalbox. C’est ce que révèle le rapport annuel publié par Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, consacré à l’évaluation de la qualité de l’internet fixe.</p>



<p>D’après cette étude, YAS Togo obtient un score global de 70 146 points, contre 65 754 pour Canalbox. Une progression qui permet à l’opérateur de prendre la première place du marché, alors que Canalbox dominait encore en 2023 et 2024.</p>



<p>Dans le détail, YAS Togo surclasse son concurrent sur presque tous les indicateurs analysés, à l’exception de la latence. L’opérateur enregistre des débits moyens de 45 Mb/s en téléchargement et 14,83 Mb/s en envoi, tandis que Canalbox affiche respectivement 39,69 Mb/s et 9,42 Mb/s.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" width="636" height="900"  alt="" class="wp-image-977" style="width:529px;height:auto"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://magazineafriqueit.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2.png" srcset="https://magazineafriqueit.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2.png 636w, https://magazineafriqueit.com/wp-content/uploads/2026/05/image-2-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 636px) 100vw, 636px" /></figure>



<p>Concernant la navigation web, YAS Togo atteint un taux de succès de 52,85 %, contre 48,31 % pour Canalbox. Même tendance du côté du streaming sur YouTube, où YAS obtient 71,37 % de réussite, contre 64,98 % pour son rival.</p>



<p>Canalbox conserve toutefois un avantage sur le temps de réponse, avec une latence moyenne de 12,95 millisecondes, contre 22,50 millisecondes pour YAS Togo.</p>



<p>À l’échelle régionale, la filiale togolaise du groupe Axian Télécom se positionne à la 4ᵉ place sur 18 opérateurs évalués, tandis que Canalbox Togo arrive en 8ᵉ position.</p>



<p>Malgré ces performances globalement positives, le régulateur souligne une situation paradoxale : l’expérience utilisateur sur l’internet fixe reste inférieure à celle du mobile, alors même que la fibre est censée offrir de meilleures performances.</p>



<p>En 2025, les deux opérateurs mobiles togolais ont d’ailleurs occupé les premières places du classement nPerf dans l’espace UEMOA en matière de QoE. Dans ce contexte, l’Arcep encourage les fournisseurs d’accès à internet à poursuivre et intensifier leurs investissements afin d’améliorer davantage l’expérience des utilisateurs.</p>



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		<title>Zhengzhou : l’émergence d’un modèle pragmatique de ville intelligente au cœur de la Chine intérieure</title>
		<link>https://magazineafriqueit.com/zhengzhou-lemergence-dun-modele-pragmatique-de-ville-intelligente-au-coeur-de-la-chine-interieure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:38:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on parle de Zhengzhou, l’image qui revient souvent est celle d’un grand carrefour ferroviaire, d’un « grenier</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Quand on parle de Zhengzhou, l’image qui revient souvent est celle d’un grand carrefour ferroviaire, d’un « grenier » agricole ou d’une plateforme logistique stratégique. Pendant longtemps, la ville a traîné une réputation un peu classique, presque en décalage avec les dynamiques de la haute technologie. Et pourtant, en coulisses, une transformation profonde s’est opérée : Zhengzhou est passée d’un modèle plutôt passif à une approche collaborative, voire franchement innovante sur certains terrains.</p>



<p>En 2026, la ville ne se résume plus à son rôle de hub de transport ou à son poids démographique. Elle s’appuie désormais sur un véritable « cerveau urbain » qui restructure sa gouvernance. Les flux de données y sont exploités pour fluidifier les déplacements, optimiser la logistique et améliorer la circulation des capitaux. On n’est plus dans l’ajout de gadgets technologiques, mais dans une refonte du fonctionnement même de la ville.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une transformation accélérée par les crises climatiques</h3>



<p>Cette évolution ne s’est pas faite du jour au lendemain. Dès le 14e plan quinquennal, Zhengzhou a posé les bases d’une stratégie numérique ambitieuse, autour du concept « un cerveau pour la ville, un réseau pour le territoire ». Contrairement à d’autres métropoles confrontées à des systèmes cloisonnés, elle a très tôt misé sur l’intégration des données.</p>



<p>La création d’une administration dédiée au Big Data a permis de considérer les données comme une ressource stratégique. Grâce à une plateforme cloud unifiée et à des systèmes de partage interservices, la ville a agrégé, à fin 2025, plus de dix milliards de données couvrant des secteurs clés comme la santé, les transports ou l’éducation. Résultat : une vision en temps réel du fonctionnement urbain, comparable à un tableau de bord intelligent.</p>



<p>Les événements climatiques extrêmes de 2024 ont servi d’électrochoc. Zhengzhou a renforcé son orientation vers une ville résiliente, notamment avec un système intelligent de prévention des inondations. En croisant des données météorologiques, hydrologiques et urbaines, et en s’appuyant sur l’intelligence artificielle, la ville est passée d’une logique de réaction à une logique d’anticipation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une technologie qui s’invite dans le quotidien</h3>



<p>La réussite d’une ville intelligente se mesure surtout à son impact concret. À Zhengzhou, cela se voit dans les détails du quotidien.</p>



<p>Côté mobilité, le système « City Brain » optimise la circulation sans forcément construire plus d’infrastructures. Dans certains quartiers comme Zhengdong ou Jinshui, les feux de signalisation s’adaptent en temps réel au trafic, ce qui a permis d’augmenter la vitesse moyenne de circulation de plus de 15 % aux heures de pointe. Le projet de stationnement connecté, lui, permet aux usagers de localiser et payer leur place directement via smartphone  fini les tours interminables pour se garer.</p>



<p>Dans les services publics, l’application « Zheng Bang Ban » simplifie la vie administrative : création d’entreprise, démarches familiales, services sociaux… presque tout est accessible en ligne. Le principe est clair : moins de paperasse, plus d’efficacité. Cette digitalisation a aussi renforcé l’attractivité économique de la ville.</p>



<p>Même la santé et la vie de quartier bénéficient de cette mutation. Grâce à l’interconnexion des données médicales, la télémédecine s’est démocratisée. Parallèlement, les quartiers anciens se modernisent avec des équipements intelligents, notamment pour accompagner les personnes âgées. La technologie devient ici un outil discret mais essentiel du mieux-vivre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Zhengzhou vs Wuhan : deux visions complémentaires</h3>



<p>Comparer Zhengzhou à Wuhan permet de mieux comprendre son positionnement. Wuhan, forte de son écosystème universitaire et de sa « Vallée de l’Optique », excelle dans la recherche et les technologies de pointe : intelligence artificielle, semi-conducteurs, internet industriel… Son modèle est clairement orienté innovation technologique.</p>



<p>Zhengzhou, de son côté, joue une autre carte : celle de l’application concrète. Plutôt que de développer toutes les technologies en interne, elle les adapte et les intègre à grande échelle, notamment dans la logistique. Sa plateforme de transport multimodal, par exemple, offre un suivi intelligent de bout en bout, avec un niveau de digitalisation parfois supérieur à celui de Wuhan dans ce domaine précis.</p>



<p>Autre différence : la gouvernance. Là où Wuhan se concentre sur son tissu industriel et scientifique, Zhengzhou privilégie les services publics et la gestion d’une population dense. Son modèle « réseau + numérique » se distingue par sa réactivité, notamment dans la gestion des mobilités ou des services urbains.</p>



<p>Enfin, Zhengzhou se démarque par sa capacité à centraliser les données à l’échelle de toute la ville. Cette coordination lui donne un avantage dans la gestion des urgences et la prise de décision.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les défis d’une ville intelligente en devenir</h3>



<p>Malgré ces avancées, plusieurs enjeux restent à relever. La question de la sécurité des données et de la protection de la vie privée devient cruciale face à l’explosion des volumes d’informations. La fracture numérique est un autre défi : il faut s’assurer que les populations les plus vulnérables ne soient pas laissées de côté.</p>



<p>Enfin, la ville devra faire évoluer son modèle économique, en attirant davantage d’investissements privés pour garantir la durabilité de ses projets.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une trajectoire tournée vers l’intelligence augmentée</h3>



<p>Avec le développement de centres de calcul et l’intégration croissante de l’intelligence artificielle, Zhengzhou entre dans une nouvelle phase. Demain, il ne s’agira plus seulement de connecter des données, mais de les exploiter pour anticiper, simuler et décider : gestion du trafic, urbanisme, éducation personnalisée, médecine de précision…</p>



<p>Au fond, la force de Zhengzhou, c’est son pragmatisme. Pas de surenchère technologique, mais une approche centrée sur les besoins réels. En combinant efficacité, innovation et sens du concret, la ville montre qu’il est possible, même loin des grandes métropoles comme Pékin ou Shanghai, de construire un modèle de ville intelligente crédible et inspirant.</p>



<p>Zhengzhou prouve une chose simple : la vraie modernité, ce n’est pas d’avoir la technologie la plus impressionnante, c’est de savoir l’utiliser pour améliorer la vie des gens. Et sur ce terrain-là, elle est clairement en train de passer un cap.</p>



<p>Source :  <a href="https://news.qq.com/rain/a/20260317A05NRL00">https://news.qq.com/rain/a/20260317A05NRL00</a></p>
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		<title>La Chine et la géopolitique des 6,2 millions d&#8217;adresses IPv4 de l&#8217;Afrique</title>
		<link>https://magazineafriqueit.com/la-chine-et-la-geopolitique-des-62-millions-dadresses-ipv4-de-lafrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 13:05:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>AFRINIC est la seule institution habilitée à distribuer les ressources de numérotation Internet pour l&#8217;Afrique et l&#8217;océan Indien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>AFRINIC est la seule institution habilitée à distribuer les ressources de numérotation Internet pour l&rsquo;Afrique et l&rsquo;océan Indien. Lorsque cette institution est affaiblie, l&rsquo;Afrique ne perd pas seulement un service administratif. Elle perd également son contrôle sur la couche la plus fondamentale de son infrastructure numérique&nbsp;: la capacité des réseaux, des services publics et des entreprises à obtenir les adresses IP qui rendent la connectivité routable et traçable. La crise actuelle de l&rsquo;organisation, largement alimentée par un différend concernant environ 6,2 millions d&rsquo;adresses IPv4 attribuées à Cloud Innovation Ltd, relève donc de la même catégorie que les autres risques stratégiques liés aux infrastructures. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une question de souveraineté, de résilience et d&rsquo;intégrité de la gouvernance mondiale, et non d&rsquo;une querelle technique entre ingénieurs.</p>



<p>Les faits essentiels ne sont pas dissimulés. AFRINIC a déclaré publiquement, dans un&nbsp;<a href="https://afrinic.net/20220827-communique">communiqué de 2022 et un&nbsp;</a><a href="https://www.afrinic.net/ast/afrinic-press-release-litigation-20220825-en.pdf">communiqué de presse</a>&nbsp;concomitant,&nbsp;que Cloud Innovation Ltd, société enregistrée aux Seychelles et détenue et contrôlée par un ressortissant chinois, Lu Heng, avait reçu 6,2 millions d&rsquo;adresses IPv4 en vertu d&rsquo;un accord de service d&rsquo;enregistrement. AFRINIC affirme avoir par la suite identifié des violations de cet accord, engagé des procédures contractuelles et fait depuis lors face à une vague de contentieux à Maurice, liée à ses efforts pour enquêter et récupérer ces ressources. Cloud Innovation conteste la version d&rsquo;AFRINIC, et les questions de fond restent devant les tribunaux. Mais la portée stratégique de cette affaire est déjà manifeste. Un seul membre, grâce à l&rsquo;incorporation offshore, à la rareté des ressources et à des pressions procédurales, est parvenu à placer une part importante de l&rsquo;espace IPv4 restant en Afrique au cœur d&rsquo;un bras de fer institutionnel.</p>



<p>La communauté internationale de la gouvernance d&rsquo;Internet n&rsquo;a pas considéré cette affaire comme un simple différend local. En 2021, l&rsquo;American Registry for Internet Numbers (ARIN) a publié une évaluation exceptionnellement directe des conséquences de ce litige sur la stabilité du système d&rsquo;enregistrement des numéros Internet. L&rsquo;ARIN a averti qu&rsquo;une requête déposée dans le cadre de cette procédure avait gelé les comptes bancaires d&rsquo;AFRINIC, risquant de perturber son fonctionnement. L&rsquo;ARIN a également indiqué avoir examiné les schémas de routage et conclu que la grande majorité des 6,2 millions d&rsquo;adresses n&rsquo;étaient pas utilisées en Afrique, des routes plus spécifiques étant annoncées depuis des réseaux situés à Hong Kong et aux États-Unis. Ces affirmations sont contestées, et les données de routage doivent toujours être interprétées avec rigueur. Néanmoins, l&rsquo;intervention de l&rsquo;ARIN est importante car elle constitue un enjeu de gouvernance. Une AFRINIC déstabilisée représente un risque systémique, et non un simple désagrément régional. L&rsquo;&nbsp;<a href="https://www.arin.net/blog/2021/08/27/afrinic-and-the-stability-of-the-internet-number-registry-system/">analyse publique</a>&nbsp;de l&rsquo;ARIN en témoigne .</p>



<p>En juillet 2025, l&rsquo;ICANN a clarifié sa position. Dans une&nbsp;<a href="https://www.icann.org/sites/default/files/documents/lindqvist-to-ramtohul-dabee-16jul25-en.pdf">lettre ouverte</a>&nbsp;adressée au gouvernement mauricien et à l&rsquo;administrateur judiciaire d&rsquo;AFRINIC, l&rsquo;ICANN a rappelé aux autorités que les ressources de numérotation Internet sont détenues dans un cadre public et sont mises à disposition au profit de la communauté mondiale et de la région desservie par le registre. L&rsquo;ICANN a souligné que la valeur d&rsquo;un registre d&rsquo;enregistrement régional (RIR) réside dans la distribution des ressources conformément à une politique établie, et non dans leur traitement comme des actifs, et que la fonction de registre ne peut être exercée au profit d&rsquo;un seul créancier ou membre. Autrement dit, le différend ne porte pas uniquement sur l&rsquo;attribution des ressources. Il s&rsquo;agit de savoir si les fondements institutionnels du modèle RIR peuvent résister à une pression soutenue, alimentée par les incitations à la rareté et les batailles juridiques.</p>



<p>Les instruments contractuels d&rsquo;AFRINIC renforcent ce cadre de confiance publique. Le&nbsp;<a href="https://www.afrinic.net/ast/pdf/services/afrinic-rsa-en-201801.pdf">contrat de service d&rsquo;enregistrement</a>&nbsp;standard décrit AFRINIC, dans son préambule, comme une entité à but non lucratif et non commerciale, accréditée au titre de l&rsquo;ICP 2 pour attribuer des ressources numériques dans la région et habilitée à jouer un rôle de gouvernance pour la communauté Internet africaine. Le contrat stipule également explicitement que les ressources numériques ne constituent pas une propriété, que le droit du demandeur est un droit d&rsquo;utilisation exclusif limité par un besoin justifié, et que toute violation peut entraîner l&rsquo;obligation de remédier à la situation et de restituer les ressources concernées. Ces clauses ne sont pas de simples formules juridiques standard. Elles constituent le mécanisme opérationnel par lequel le système d&rsquo;enregistrement traduit les normes politiques en obligations exécutoires.</p>



<p>Le cadre réglementaire est tout aussi important. Les politiques d&rsquo;AFRINIC relatives à l&rsquo;attribution et au transfert d&rsquo;adresses IPv4, notamment son cadre évolutif pour les transferts intra-régionaux et inter-RIR, visent à garantir que l&rsquo;émission d&rsquo;adresses reste liée aux besoins des régions de service tout en autorisant une mobilité contrôlée lorsque la politique le permet. La&nbsp;<a href="https://www.afrinic.net/library/corporate-documents/141-global-policy-for-the-allocation-of-ipv4-blocks-to-regional-internet-registries">Politique mondiale d&rsquo;attribution des blocs IPv4 aux registres Internet régionaux</a>&nbsp;explique comment l&rsquo;espace d&rsquo;adressage est distribué de l&rsquo;IANA aux RIR, tandis que&nbsp;<a href="https://afrinic.net/resources/transfers">les directives d&rsquo;AFRINIC sur le transfert de ressources</a>&nbsp;et son cadre de politique de transfert ratifié définissent les conditions des transferts légaux. Le principe fondamental de cet accord institutionnel est que la rareté est gérée par des responsables régionaux, et non par des accaparements transfrontaliers opportunistes. Si cet accord est contesté devant les tribunaux, c&rsquo;est la légitimité de l&rsquo;ensemble du système de gouvernance qui est en jeu.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Rareté, marchés et gouvernance de l&rsquo;IPv4</h4>



<p>Les adresses IP sont souvent décrites comme des «&nbsp;nombres&nbsp;» au sens technique du terme, mais il est plus juste de les comprendre comme des identifiants routables permettant aux réseaux d&rsquo;échanger du trafic via un protocole global partagé. La présentation des&nbsp;<a href="https://www.iana.org/numbers">ressources d&rsquo;adressage numérique</a>&nbsp;de l&rsquo;IANA explique la distinction fondamentale entre IPv4, le système d&rsquo;adressage 32&nbsp;bits déployé en 1983, et IPv6, le système plus récent conçu pour offrir un espace d&rsquo;adressage beaucoup plus important. Le monde vit depuis des années dans un contexte hybride, IPv4 restant dominant dans de nombreux environnements opérationnels malgré la croissance d&rsquo;IPv6. De ce fait, la rareté des adresses IPv4, suite à l&rsquo;épuisement du pool gratuit de l&rsquo;IANA en 2011, est devenue un problème d&rsquo;économie politique. Les blocs d&rsquo;adresses fonctionnent de plus en plus comme des actifs négociables, et la tentation d&rsquo;arbitrer les différences de politiques entre les régions s&rsquo;est accrue.</p>



<p>L&rsquo;Afrique est entrée dans cette ère de pénurie avec un déficit structurel. Pour des raisons historiques, l&rsquo;Internet de ses débuts a attribué d&rsquo;importants blocs d&rsquo;adresses aux organisations et aux réseaux d&rsquo;Amérique du Nord et d&rsquo;Europe bien avant que la connectivité africaine ne se développe à grande échelle. AFRINIC a souligné à plusieurs reprises que l&rsquo;Afrique ne détient qu&rsquo;une faible part des ressources IPv4 mondiales. Dans son communiqué de presse de 2022, le registre a indiqué que la part allouée à l&rsquo;Afrique représente moins de 6 % du pool mondial d&rsquo;adresses IPv4. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une critique morale, mais d&rsquo;un constat empirique qui détermine le coût de la connectivité africaine, notamment sur les marchés où la transition vers l&rsquo;IPv6 reste inégale et où les opérateurs doivent maintenir la connectivité IPv4 pour assurer l&rsquo;interopérabilité. Lorsque 6,2 millions d&rsquo;adresses IPv4 se retrouvent bloquées par des litiges et des allégations d&rsquo;utilisation hors région, l&rsquo;impact n&rsquo;est pas théorique. Il affecte directement la capacité de la région à développer ses réseaux, à héberger des services et à réduire sa dépendance aux intermédiaires externes.</p>



<p>La rareté des adresses IPv4 a également brouillé la frontière entre la gouvernance des registres et la gouvernance du marché. Le système RIR a été conçu autour d&rsquo;une allocation basée sur les besoins, les transferts n&rsquo;étant autorisés que sous certaines conditions, notamment pour éviter une rotation rapide des adresses.&nbsp;<a href="https://www.nro.net/rir-comparative-policy-overview-2017-02/">L&rsquo;aperçu comparatif des politiques</a>&nbsp;de la Number Resource Organization (NRO) montre comment chaque RIR encadre les transferts par le biais d&rsquo;exigences de zone de service, de la justification des besoins et de délais d&rsquo;attente, les transferts interrégionaux n&rsquo;étant autorisés que lorsqu&rsquo;il existe des politiques de réciprocité. Cependant, à mesure que la rareté s&rsquo;est accentuée, la logique du marché a commencé à prévaloir. Geoff Huston, de l&rsquo;APNIC, a observé dans son analyse de&nbsp;<a href="https://blog.apnic.net/2022/01/19/ip-addressing-in-2021/">l&rsquo;adressage IP de 2021</a>&nbsp;que la notion d&rsquo;«&nbsp;allocation&nbsp;» est de plus en plus difficile à définir, car les adresses font également l&rsquo;objet d&rsquo;échanges entre réseaux, s&rsquo;apparentant à une vente. Il a averti que, à long terme, cela pourrait entraîner soit un déploiement accéléré d&rsquo;IPv6, soit une fragmentation accrue du réseau. Dans les deux cas, les choix de gouvernance d&rsquo;une région peuvent avoir des répercussions négatives sur l&rsquo;ensemble des autres.</p>



<p>Les accords de location d&rsquo;adresses IPv4 posent problème dans ce contexte, car ils permettent de transférer le contrôle opérationnel de l&rsquo;espace d&rsquo;adressage sans pour autant transférer le statut de titulaire. Les recommandations de l&rsquo;ARIN de 2023 sur&nbsp;<a href="https://www.arin.net/blog/2023/02/23/ipv4-leasing/">la location d&rsquo;adresses IPv4</a>&nbsp;expliquent pourquoi cette pratique soulève des questions de politique et de risques. La location n&rsquo;octroie pas de droits d&rsquo;enregistrement permanents au locataire, ne garantit pas l&rsquo;autonomie du réseau et ne peut servir de justification pour obtenir des adresses conformément à la politique de l&rsquo;ARIN. L&rsquo;ARIN précise que si des éléments indiquent que des adresses ont été obtenues uniquement à des fins de location au moyen d&rsquo;informations fausses ou trompeuses, le registre peut lancer un examen des ressources pouvant mener à la révocation. Ces préoccupations ne sont pas propres aux États-Unis. Elles reflètent un consensus plus large au sein des RIR (Registre des Inventeurs de Dispositifs) selon lequel les adresses IPv4, rares, ne devraient pas être acquises sous couvert de prestation de services, puis monétisées comme un bien indépendant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Comment 6,2 millions d&rsquo;adresses sont devenues une crise de gouvernance</h4>



<p>Le chiffre de 6,2 millions n&rsquo;est pas un slogan. L&rsquo;ARIN a documenté que Cloud Innovation a reçu ces adresses d&rsquo;AFRINIC en quatre attributions distinctes, effectuées entre 2013 et 2016. L&rsquo;ARIN a répertorié les blocs suivants&nbsp;: 154.80.0.0/12 (attribué le 24&nbsp;juillet&nbsp;2013), 45.192.0.0/12 (attribué le 1er&nbsp;décembre&nbsp;2014), 156.224.0.0/11 (attribué le 22&nbsp;décembre&nbsp;2015) et 154.192.0.0/11 (attribué le 16&nbsp;septembre&nbsp;2016). Au total, ces préfixes représentent 6&nbsp;291&nbsp;456&nbsp;adresses IPv4, soit environ 6,2&nbsp;millions. Cette précision est importante car elle illustre l&rsquo;ampleur du problème. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;attributions marginales en marge du pool d&rsquo;AFRINIC, mais d&rsquo;une quantité continentale d&rsquo;espace d&rsquo;adressage, caractéristique d&rsquo;une époque de rareté.</p>



<p>Comment ce différend a-t-il éclaté des années plus tard&nbsp;? Selon ARIN, un tournant décisif se situe en 2020, lorsqu’AFRINIC a mené un audit de son registre et a demandé des informations complémentaires à Cloud Innovation concernant l’utilisation des numéros précédemment attribués. Le communiqué de presse d’AFRINIC indique que l’entreprise a signalé à Cloud Innovation des violations de l’accord de service d’enregistrement en juin 2020 et a entamé des procédures contractuelles en mars 2021, les violations constatées n’ayant pas été corrigées. Le litige qui s’en est suivi a des répercussions non seulement sur l’attribution des numéros, mais aussi sur la stabilité de la gouvernance, notamment par le biais de procédures judiciaires ayant affecté les élections et les opérations financières. AFRINIC tient à jour une liste publique des&nbsp;<a href="https://afrinic.net/court-cases">affaires judiciaires</a>&nbsp;et a publié une&nbsp;<a href="https://afrinic.net/litigation-faq">FAQ sur les litiges</a>&nbsp;afin d’aider la communauté à suivre l’évolution de la situation.</p>



<p>La stratégie de Cloud Innovation met également en lumière une vulnérabilité du modèle RIR. Une société constituée aux Seychelles est, sur le papier, intégrée à la région de service AFRINIC. Cela peut être parfaitement légitime. Le problème survient lorsque la présence légale masque la réalité opérationnelle et lorsqu&rsquo;un système de gouvernance régionale peut servir à obtenir d&rsquo;importantes allocations dont la valeur économique principale est réalisée hors de la région. En période de pénurie, un bloc d&rsquo;adresses peut générer des revenus par le biais de contrats de location sans contribuer au développement des infrastructures régionales. ARIN a indiqué que Cloud Innovation a précisé qu&rsquo;elle « loue » principalement l&rsquo;espace d&rsquo;adressage IP à des tiers plutôt que de l&rsquo;utiliser pour fournir directement des services de connectivité. Si cela s&rsquo;avère exact, et si la location a lieu principalement hors d&rsquo;Afrique, alors cette structure fonctionne comme une forme d&rsquo;extraction de ressources numériques, dissimulée derrière le respect des juridictions.</p>



<p>C’est pourquoi je qualifie Cloud Innovation et les structures similaires de chevaux de Troie, non pas parce que l’incorporation offshore est illicite en soi, mais parce qu’elle permet à un acteur d’intégrer une communauté de gouvernance sous couvert des critères d’adhésion formels, tout en poursuivant une stratégie économique contraire à l’intérêt public du pool de ressources. Le cheval de Troie, dans ce contexte, n’est pas la Chine en tant qu’État. Il s’agit d’un modèle économique hérité de l’ère de la rareté, qui transforme des ressources publiques gérées régionalement en actifs monétisés à l’échelle mondiale, puis instrumentalise les tribunaux pour restreindre le pouvoir de contrôle de l’autorité de gestion. Le risque n’est pas théorique. Il est manifeste dans les faits déjà consignés par AFRINIC, ARIN et ICANN.</p>



<p>L&rsquo;expression la plus flagrante de ce risque a été le recours à des mesures juridiques extrêmes contre une institution d&rsquo;intérêt public. En juillet 2025, j&rsquo;ai coordonné un mémoire d&rsquo;amicus curiae devant la Cour suprême de Maurice, dans l&rsquo;affaire n° SC/COM/PET/000508/2025, en réponse à la requête de Cloud Innovation visant à liquider AFRINIC. Ce mémoire soutenait qu&rsquo;AFRINIC n&rsquo;est pas une entreprise ordinaire et que sa liquidation créerait un vide institutionnel compromettant la sécurité du routage, l&rsquo;intégrité du registre et la continuité opérationnelle dans plus de 50 pays. Il soulevait également une question fondamentale d&rsquo;équité&nbsp;: un requérant sollicitant la mesure la plus irréversible ne devrait pas pouvoir se prévaloir de conditions qu&rsquo;il a lui-même contribué à créer par des procédures contentieuses interminables et des manœuvres dilatoires. Le mémoire s&rsquo;appuyait notamment sur la lettre de l&rsquo;ICANN du 16 juillet 2025, qui établissait un lien explicite entre les difficultés rencontrées par AFRINIC et des ingérences prolongées, et soulignait la nature publique des ressources de numérotation. L&rsquo;objectif n&rsquo;était pas de débattre publiquement du fond de l&rsquo;affaire. Il s&rsquo;agissait de s&rsquo;assurer que la Cour comprenne que la réparation demandée aurait des répercussions bien au-delà des parties présentes.</p>



<p>Ce point est étayé par l&rsquo;architecture de gouvernance du système d&rsquo;enregistrement lui-même. Le statut d&rsquo;AFRINIC en tant que Registre Internet Régional (RIR) n&rsquo;a pas été octroyé sous forme de concession commerciale. Il a été reconnu à l&rsquo;issue d&rsquo;un processus d&rsquo;évaluation documenté par l&rsquo;IANA et l&rsquo;ICANN, notamment par le&nbsp;<a href="https://www.iana.org/reports/2005/afrinic-report-08apr2005.html">rapport de l&rsquo;IANA</a>&nbsp;accompagnant la reconnaissance d&rsquo;AFRINIC en 2005. Les critères d&rsquo;établissement et de maintien d&rsquo;un RIR sont définis dans&nbsp;<a href="https://www.nro.net/policy/internet-coordination-policy-2/">l&rsquo;ICP 2</a>&nbsp;, qui met l&rsquo;accent sur l&rsquo;échelle, le soutien de la communauté, la neutralité et la responsabilité comme conditions essentielles pour éviter la fragmentation des adresses. Le système repose également sur une compréhension partagée, codifiée dans des références telles que&nbsp;<a href="https://www.rfc-editor.org/rfc/rfc7020">la RFC 7020</a>&nbsp;, qui décrit le système d&rsquo;enregistrement des numéros Internet comme une fonction mondiale coordonnée. Lorsqu&rsquo;un registre est déstabilisé, la conséquence ne se limite pas à des retards d&rsquo;attribution. Elle entraîne une érosion de la confiance dans le modèle coordonné qui garantit l&rsquo;interopérabilité du réseau de numérotation d&rsquo;Internet.</p>



<p>La crise africaine doit également être analysée sous l&rsquo;angle géopolitique, à l&rsquo;instar de ce que font déjà les décideurs politiques pour les ressources physiques. Dans le domaine des minéraux critiques, l&rsquo;Afrique est largement reconnue comme une zone stratégique. La concentration de l&rsquo;offre, tant au niveau de l&rsquo;extraction que du traitement, lui confère un pouvoir industriel et diplomatique considérable. L&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie (AIE) a alerté sur cette forte concentration du traitement, soulignant que la Chine est le premier raffineur pour 19 des 20 minéraux stratégiques, avec une part de marché moyenne de 70 %. Concernant les terres rares, l&rsquo;AIE estime que la Chine représentait environ 60 % de la production minière mondiale en 2024 et près de 91 % des activités de séparation et de raffinage. Ces données sont détaillées dans le&nbsp;<a href="https://www.iea.org/commentaries/with-new-export-controls-on-critical-minerals-supply-concentration-risks-become-reality">commentaire de l&rsquo;AIE sur les contrôles à l&rsquo;exportation</a>&nbsp;pour 2025 et dans ses&nbsp;<a href="https://www.iea.org/reports/global-critical-minerals-outlook-2024/market-review">Perspectives mondiales sur les minéraux critiques</a>&nbsp;. Ces chiffres sont importants car ils illustrent comment l&rsquo;accès à l&rsquo;amont peut se transformer en pouvoir en aval, conjugué à une politique industrielle et au contrôle des points névralgiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des minéraux critiques aux ressources numériques critiques</h4>



<p>En Afrique, la présence des entreprises chinoises dans les secteurs du cobalt, du cuivre et du lithium est devenue particulièrement significative. La participation de 80 % de CMOC dans la mine de Tenke Fungurume en RDC est régulièrement citée comme un exemple emblématique, notamment dans l&rsquo;analyse du Centre pour l&rsquo;Afrique sur la&nbsp;<a href="https://africacenter.org/spotlight/china-africa-critical-minerals/">stratégie chinoise en matière de minéraux critiques sur le continent</a>&nbsp;. Zijin Mining détient une participation importante dans le complexe cuprifère de Kamoa Kakula, décrit à la fois par&nbsp;<a href="https://www.zijinmining.com/global/program-detail-71734.htm">Zijin</a>&nbsp;et par&nbsp;<a href="https://www.ivanhoemines.com/what-we-do/operations-projects/kamoa-kakula-mining-complex/">Ivanhoe Mines</a>&nbsp;. Concernant le lithium, Reuters a rapporté en 2021 que Zhejiang Huayou Cobalt avait conclu un accord pour acquérir la mine d&rsquo;Arcadia au Zimbabwe pour 422 millions de dollars, dans le cadre d&rsquo;une stratégie visant à sécuriser l&rsquo;approvisionnement en minéraux pour les batteries, indispensable à la croissance du marché des véhicules électriques. Ces actifs s&rsquo;inscrivent dans des réseaux plus vastes de finance, d&rsquo;infrastructures et de diplomatie d&rsquo;État, notamment l&rsquo;initiative chinoise «&nbsp;la Ceinture et la Route&nbsp;» et son extension numérique, souvent qualifiée de «&nbsp;Route de la Soie numérique&nbsp;» dans des publications telles que le rapport du Council on Foreign Relations intitulé «&nbsp;La&nbsp;<a href="https://www.cfr.org/sites/default/files/pdf/Chinas%20Digital%20Silk%20Road%20and%20Africas%20Technological%20Future_FINAL.pdf">Route de la Soie numérique de la Chine et l&rsquo;avenir technologique de l&rsquo;Afrique&nbsp;»</a>&nbsp;.</p>



<p>L&rsquo;analogie avec les ressources minérales a ses limites. Les ressources de numérotation Internet ne sont pas extraites du sol, et le système RIR n&rsquo;est pas un marché de matières premières. Cependant, la logique géopolitique sous-jacente est similaire. Dans les deux cas, une ressource rare ou stratégiquement cruciale est à la base de la puissance industrielle et sécuritaire moderne. Dans les deux cas, le contrôle des cadres d&rsquo;allocation et d&rsquo;application est aussi important que la propriété. Les minéraux sont indispensables à la fabrication des batteries, des semi-conducteurs et de l&rsquo;armement. Les ressources de numérotation Internet sont essentielles au routage, à l&rsquo;extension des services, à l&rsquo;hébergement cloud et à la capacité d&rsquo;exploiter des réseaux mondiaux. Lorsque les institutions africaines ne parviennent pas à faire respecter les règles de gouvernance face à des stratégies juridiques et commerciales bien financées, le continent risque de reproduire la même asymétrie structurelle&nbsp;: une présence en amont sans contrôle en aval.</p>



<p>C’est là que la nationalité des acteurs clés prend toute son importance et que la diplomatie doit être explicite. Les déclarations publiques d’AFRINIC décrivent Cloud Innovation comme étant détenue et contrôlée par un ressortissant chinois. ARIN, quant à elle, affirme que Cloud Innovation opère depuis les Seychelles sous le contrôle de Lu Heng, qui réside principalement à Hong Kong. Il s’agit là d’allégations factuelles émanant d’institutions reconnues dans le système des registres. Elles ne prouvent pas, à elles seules, une intervention étatique. Mais elles soulèvent inévitablement la question de la responsabilité de l’État et de ses intérêts en matière de réputation. Si le discours officiel de la Chine en Afrique repose sur le bénéfice mutuel et le respect de la souveraineté, alors Pékin a tout intérêt à ce que les acteurs chinois ne deviennent pas emblématiques de l’extractivisme numérique. À ce jour, je n’ai constaté aucune déclaration publique des autorités de régulation chinoises concernant le différend relatif à AFRINIC ou la question de la gouvernance régionale. Le silence n’est pas une preuve d’intention, mais il n’est pas non plus neutre. Il laisse la charge de la défense institutionnelle aux acteurs africains et à la communauté mondiale des registres, qui a déjà manifesté son inquiétude.</p>



<p>Dans ce contexte, la demande de restitution ne vise pas la confiscation, mais le rétablissement de l&rsquo;intégrité du régime de confiance publique. La lettre ouverte de l&rsquo;ICANN précise que les ressources de numérotation ne sont pas la propriété des registres et, par conséquent, ne constituent pas une propriété privée au sens conventionnel du terme. Il s&rsquo;agit de ressources déléguées, détenues sous réserve du respect des politiques en vigueur. Le communiqué de presse d&rsquo;AFRINIC présente le différend comme une action coercitive fondée sur des violations présumées de contrat et une utilisation hors du cadre autorisé. L&rsquo;analyse d&rsquo;ARIN suggère que le routage et la location de numéros hors région ont pu compromettre l&rsquo;objectif pour lequel les ressources ont été émises, et elle souligne explicitement que les tribunaux devront examiner s&rsquo;il y a eu fraude à l&rsquo;origine. Les tribunaux détermineront en dernier ressort les recours contractuels et légaux. La logique est toutefois simple&nbsp;: si les preuves démontrent une utilisation soutenue hors de la région et si le registre a entamé des procédures contractuelles de révocation des ressources, l&rsquo;intérêt public devrait exiger que ces ressources soient restituées à AFRINIC pour réémission au sein de la région, dans le respect des procédures légales.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La restitution comme impératif diplomatique et de gouvernance</h4>



<p>La restitution permettrait également de réduire le risque systémique. Plus des millions d&rsquo;adresses restent litigieuses, plus la crise perturbe la gouvernance d&rsquo;AFRINIC et plus elle mine la confiance dans le modèle des RIR. Il devient plus difficile d&rsquo;organiser des élections crédibles, d&rsquo;assurer la continuité financière et de faire respecter les accords relatifs aux ressources sans craindre de représailles opérationnelles. ARIN a noté que les RIR disposent d&rsquo;un Fonds commun de stabilité des RIR destiné à garantir la continuité opérationnelle en cas de circonstances exceptionnelles. Ce fait est révélateur. Le système international s&rsquo;attend à ce que la stabilité des RIR soit menacée et a mis en place des mécanismes de contingence. L&rsquo;objectif politique devrait être d&#8217;empêcher que ces mécanismes ne se substituent durablement à la santé institutionnelle en Afrique.</p>



<p>L&rsquo;expression « AFRINIC appartient à l&rsquo;Afrique » est parfois perçue comme une simple rhétorique politique. Sur le plan institutionnel, il s&rsquo;agit d&rsquo;une proposition de gouvernance. AFRINIC a été créé pour permettre à une région historiquement sous-représentée dans la coordination technique de gérer ses propres ressources numériques grâce à une politique élaborée par la communauté. C&rsquo;est le sens de la gouvernance régionale dans le cadre du Protocole de Paris sur la connectivité (IPC 2). Lorsqu&rsquo;un registre régional est déstabilisé, la région perd bien plus que des adresses. Elle perd sa légitimité à s&rsquo;exprimer dans les débats internationaux sur la numérotation, notamment au sein de l&rsquo;Organisation de soutien aux adresses, de l&rsquo;Organisation des ressources numériques et des processus de révision en cours de l&rsquo;IPC 2. C&rsquo;est pourquoi la crise d&rsquo;AFRINIC devrait préoccuper les ministères des Affaires étrangères africains, les organismes de réglementation et les organisations régionales, et pas seulement les opérateurs de réseau. La gouvernance de la propriété intellectuelle fait désormais partie intégrante de la diplomatie.</p>



<p>La souveraineté numérique, en ce sens, n&rsquo;exige ni isolement ni hostilité. Elle requiert des institutions crédibles et des règles prévisibles. Les acteurs africains ont de solides raisons d&rsquo;approfondir leur coopération avec leurs partenaires internationaux, notamment la Chine, l&rsquo;Europe et les États-Unis, en matière de connectivité, de normes et de cybersécurité. Cependant, cette coopération n&rsquo;est durable que si le socle de coordination est protégé de toute instrumentalisation. Si l&rsquo;espace IPv4 africain peut être exploité comme une marchandise spéculative par des acteurs extérieurs ou par des structures offshore qui monétisent les ressources hors de la région, alors le développement numérique de l&rsquo;Afrique devient dépendant des marchés extérieurs et du pouvoir de négociation de ceux qui peuvent paralyser les institutions régionales par la voie judiciaire. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une conséquence technique, mais d&rsquo;une vulnérabilité stratégique.</p>



<p>La question est désormais de savoir si la communauté internationale des registres et les décideurs politiques africains sont prêts à faire de ce sujet une priorité stratégique. Le besoin immédiat est une protection institutionnelle. Les tribunaux et les autorités de régulation doivent reconnaître l&rsquo;intérêt public de la fonction d&rsquo;AFRINIC et éviter les mesures correctives qui démantèleraient ou immobiliseraient le registre. Parallèlement, il est nécessaire d&rsquo;assurer la restitution et la responsabilité. L&rsquo;espace d&rsquo;adressage délégué au développement africain doit être restitué à l&rsquo;Afrique lorsqu&rsquo;il existe des preuves crédibles de violation contractuelle et d&rsquo;utilisation hors de la région, dans le respect des procédures légales. À plus long terme, il est nécessaire de renforcer la gouvernance. AFRINIC doit consolider ses instruments de conformité, améliorer la transparence et rétablir la confiance avec ses membres afin que l&rsquo;application des règles soit perçue comme légitime et non comme un acte politique. Enfin, l&rsquo;engagement diplomatique de l&rsquo;Afrique avec la Chine doit évoluer au-delà du financement des infrastructures vers des normes claires de non-extraction numérique, où la coopération ne se traduit pas par une appropriation discrète de ressources numériques critiques.</p>



<p>Si l&rsquo;économie minière nous enseigne quelque chose, c&rsquo;est que la souveraineté se mesure aux points de passage stratégiques. Dans l&rsquo;économie numérique, les adresses IP constituent l&rsquo;un de ces points de passage. La crise d&rsquo;AFRINIC nous alerte sur le fait que la frontière stratégique de l&rsquo;Afrique englobe désormais des ressources invisibles, inscrites dans les protocoles et les registres. Protéger ces ressources, ainsi que les institutions qui les gèrent, est une condition indispensable pour que l&rsquo;Afrique puisse exercer son pouvoir d&rsquo;action dans un contexte d&rsquo;accélération de la compétition géopolitique.</p>



<p>Source:CircleID</p>
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